Les Valeurs de la Fondation

A. La "démarche éthique"

Les options fondamentales et le champ d’intervention de la Fondation sont décrits dans le projet associatif de la Fondation.

En référence aux valeurs de la Foi chrétienne, la Fondation a été créée, en 1853, dans le but de recueillir et d’éduquer de jeunes orphelins.Fotolia 6732480 xs

Immédiatement confiée aux soins des religieuses de la congrégation des Dames de Nevers l’œuvre correspondait, alors, à la volonté des fondateurs d’agir en chrétien et de répondre aux besoins d’enfants très démunis matériellement, socialement et psychologiquement.   

C’est ce même souci d’agir dans une  dimension de Foi et d’Amour des autres qui anime aujourd’hui les administrateurs de la Fondation, gestionnaires des services consacrés à l’accueil, aux soins, à l’éducation, à l’insertion sociale et professionnelle des jeunes en détresse sociale et psychologique, inadaptés ou handicapés.

Ce choix fondamental conduit les responsables de la Fondation à mener une réflexion sur le sens profond de leur engagement, sur les orientations principales en matière de politique générale et sur  l’adaptation nécessaire des services et des missions à l’évolution d’un environnement en perpétuelle mutation.  

Cette quête de sens et les choix que la Fondation veut donner à ses actions constituent sa « démarche éthique ».

Toute personne, respectueuse de cette recherche, quelles que soient ses convictions, a pleinement sa place pour œuvrer au sein de la Fondation.

La participation souhaitable de chaque membre de la Fondation, administrateur ou salarié, chrétien ou non, à cette dynamique constitue un facteur d’unité qui oriente notre action dans un même sens et valorise nos différences, source de richesse et de réflexion.

Cette ouverture de l’esprit et du cœur doit nous permettre d’accueillir les personnes sans les juger, d’écouter l’autre sans interpréter, de le soutenir sans ingérence, d’accepter la différence sans révolte et l’échec sans culpabilité inutile.

Dénué de tout prosélytisme et agissant dans le respect de la « Déclaration des droits de l’Enfants  », la Fondation a pour mission essentielle l’accueil de la personne en tant qu’être unique et d’aider les jeunes blessés de la vie à se tenir debout dans leur dignité, à recouvrer confiance et équilibre.

Notre but est l’accueil de la personne avec ses difficultés et ses spécificités pour l’aider à s’épanouir et grandir par la reconnaissance et l’acceptation de ce qu’elle est, et ce grâce à une relation privilégiée avec l’autre et à l’ouverture au monde social et professionnel.

Cette mission doit se réaliser dans une collaboration la plus étroite possible avec les parents qui restent, au cœur du dispositif d’accompagnement éducatif, tuteurs naturels de leurs enfants.

La recherche continue de l’optimisation de notre action, dans l’intérêt des enfants, doit nous conduire à accepter une remise en cause de nos actes et de nos motivations. 

Grâce à cela, nous saurons adapter nos missions à chacun des enfants, à l’évolution des techniques de prises en charges et des législations, comme à celles du monde social et professionnel dans lequel ils seront amenés à vivre.             

C’est par l’engagement de tous, là où nous sommes et là où chacun est le meilleur, dans la confiance et le soutien mutuels, sans crainte des difficultés et des jugements, que nous pourrons agir pleinement.

C’est autant par notre façon d’être que par nos actes que la Fondation relèvera le grand défi qu’elle s’est donnée.

B. Repères communs à l’ensemble du management

  1. Management centré sur la personne

De part son histoire et en lien avec sa démarche éthique, la Fondation a la volonté de développer des relations humaines centrées sur la personne, qu’il s’agisse de l’enfant ou du jeune Fotolia 35318436 xsque l’on accueille, des parents que l’on accompagne ou du salarié ou du bénévole qui y travaille.

Ainsi, le management mis en œuvre dans les établissements et services de la Fondation est centré sur la personne.

Pour nous, la personne doit être prise en compte dans ce qui fait sa spécificité, c’est à dire le respect de son histoire (famille, culture, religion), de ses propres aspirations (aimer et être aimé et pour cela développer des liens) et de ses projets de vie (personnel ou professionnel).

Dans le monde du travail, nous sommes tous désireux d’être reconnu pour notre savoir faire, d’être entendu dans nos propositions et nos observations, de pouvoir être un véritable acteur dans notre domaine de compétence, mais surtout d’être pris en compte à part entière avec ce qui fait également notre vie, notre vécu familial et social.

2.      Management subsidiaire

De cette conception  de l’homme découle un type de relation sociale et professionnelle, un mode de management dit subsidiaire qui, tout en respectant le cadre juridique, syndical et hiérarchique du monde du travail, permettra à chacun de s’y épanouir.

Ce type de management  consiste à donner à chacun les pouvoirs correspondant à son domaine de compétence et de responsabilité.

 Il conduit à la mise en place d’une dynamique de délégation. Cette dernière découle d’un accord par concertation des différents intervenants.

Par ce contrat de confiance, il est convenu d’un cadre d’action où sont définis les moyens à mettre en oeuvre et un contrôle dont l’échéancier est établi à l’avance.

Dans ce cadre, le délégataire bénéficie d’une marge de liberté et d’innovation qui lui permettra de développer son action.

La délégation d’une fonction induit un niveau de responsabilisation qui nécessite un soutien de la part du délégant et, pour le délégataire, de rendre compte régulièrement de son action.

3.      Les conditions nécessaires

Le management subsidiaire ou participatif  s’appuie sur la confiance et sur des principes reconnus et acceptés par tous ;

  • dissocier la personne de ses actes, en s’interdisant tout jugement de la personne
  • accepter la critique de nos actes et la reconnaissance de nos erreurs,
  • savoir développer une écoute et un respect mutuel,
  • accepter la différence de point de vue comme une source de richesse,
  • respecter les accords et le cadre convenu de délégation,
  • s’investir pleinement en étant force de proposition surtout dans son domaine de compétence, et de participer pleinement aux réflexions,
  • encourager et soutenir l’investissement personnel.

Nous voyons ainsi que du respect de chaque personne peut naître un véritable échange source d’une réelle participation de chacun au développement du bien commun et par cela d’un épanouissement de chacun dans sa vie professionnelle autant de facteurs qui facilitent la prise en charge des jeunes que nous accueillons.